Le Xing yi Quan, 形意拳 (Hsing I Ch'uan)

Publié le 23 Juin 2013

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形 
xing : forme | corps, silhouette | paraître | comparer
意 yi : sens | intention, désir
拳 quan : poing, boxe

Le Hsing I Ch'uan (maintenant plus généralement écrit Xingyi quan) ou « poing de la forme et de l'esprit » est une boxe chinoise interne inspirée par la philosophie taoïste.

le xing yi quan se divise en trois grandes branches regionales : xing yi du shanxi, dit orthodoxe, xing yi du henan ou xin yi liu he quan (boxe du cœur des six harmonies) et xing yi du hebei. a cela s'ajoute des formes claniques parfois rattachées aux courants majeurs mais qui en different subtilement) les etudes les plus serieuses font remonter la creation initiale du xing yi a ji ji ke (ji longfeng), meme si la paternite mythologique du style l'attribut a yue fei, un general connu de l'histoire chinoise ayant vecu sous la dynastie des song (12eme siecle). certains rattachent le style a une excroissance de shaolin, en raison d'une methode appelées xing yi ba et qui aurait ete pratiquée au sein de la partie interne de shaolin (shaolin nei pai)

Le Hsing I Chuan se caractérise par des mouvements explosifs percutants liés à des déplacements linéaires ou en zigzag (esquive).

Il faut noter qu'une des évolutions majeures, le Yi chuan (ou Yi quan - YQ, encore appelé Da Cheng Chuan), signifiant : "voie de l'harmonie du corps et de l'esprit", connaît actuellement une notoriété certaine auprès des pratiquants d'arts martiaux (notamment français). Développé par Wang Hsian Chai (ou Wang Hsiang Zai), le Yi Chuan, tout en prolongeant le Hsing I orthodoxe et sa recherche d'explosivité ("fali" en YQ), emprunte également des éléments techniques au Tai Chi Chuan (absorption - rejet ou "sheuli" en YQ) et au Pakua Chang (déplacement circulaire ou "mocabu" en YQ). ref.Wikipedia

 

Le Xing yi quan est un art martial chinois possédant une histoire qui remonte à la dynastie des Ming (14e au 17e siècle après JC.).

 

Il est l'un des trois grands courants de l'interne avec le Bagua Zhang et le Taiji Quan

Il est considéré comme étant l'un des styles les plus puissants et orienté combat en Chine, et depuis longtemps il s'est fait connaître par son efficacité directe, cependant peu de gens connaissent véritablement les méthodes d'entraînement de ce style.

Ce style peut être parfois qualifié de dur car mettant en action des mécanismes physiques rapides et puissants comparables, en apparence, à ceux des styles externes. Ceci est du au fait qu'il a pour origine un style externe qui s'est transformé en interne au cours de son histoire.

 

 

Les origines

Le fondateur serait Ji Longfeng (1602-1680) prononcé "dji Lung-fong", un célèbre expert de la première moitié du XVII siècle, originaire de la région de l'actuelle Shanghai, et qui aurait appris cette nouvelle technique au contact d'un curieux personnage de la montagne Chung Nan, un ermite, bien sûr... Au 18e siècle, on connaît trois styles différents de Xing I: l'école du Shanxi, celle du Henan, celle du Hebei Les Courants du Xingyi quan.

 

Trois grands courants

SHANXI : L'enseignement de Ji Longfeng serait parvenu aujourd'hui comme "l'école du Shanxi", puis se serait scindée en deux embranchements.

HENAN : On désigne le Maître Ma Xueli (1715-1790) comme étant le fondateur du style musulman de l'école du Henan. Il se fonde sur dix techniques zoomorphes et se distingue par l'importance accordée à l'emploi des épaules, hanches, coudes, genoux et tête dans le combat. Son descendant le plus connu est sans doute Lu SongGao qui s'installa à Shanghaï et fut le premier à diffuser ce style aux non-musulmans. Il est aussi connu pour avoir tué un homme en combat et vaincu un grand nombre d'experts.

HEBEI : On raconte au sujet de cette dernière école, qu'à un certain endroit de la province du Hebei, la réputation des experts de Xing I était telle que des convois commerçants évitaient de se faire remarquer par certaines manifestations alors en usage pour intimider les bandits de grands chemins qui auraient pu se tenir en embuscade. On ne déroulait pas les bannières des grands personnages qui pouvaient accompagner le convoi et on ne criait pas à tue-tête les noms des gardes destinés à décourager les agresseurs éventuels, de peur que certains riverains paisibles n'y voient une provocation au combat ...
Au 19e siècle, émerge une importante figure, celle de l'expert Guo YunShen (prononcé Kuo Youn-shen), réputé pour sa très grande force et sa parfaite maîtrise de l'art ; n'avait-il pas déjà fait de la prison pour avoir tué un adversaire en combat singulier ?
De ce jour d'ailleurs, le meurtrier involontaire avait pris l'habitude, dit-on, de placer le dos de la main gauche sur l'adversaire et de la prendre comme cible pour frapper de la droite afin d'arriver à amortir suffisamment le coup... Il était contemporain du non moins célèbre Dong Hai Chuan, le fondateur présumé du Bagua Zhang, dont la réputation lui parvint un jour. Surpris et vexé par cette concurrence, il l'obligea à relever le défi qu'il lui lança en public. La Tradition a conservé de ce combat au sommet une image particulièrement épique, puisque l'affrontement est censé n'avoir pas duré moins de trois jours à l'issue desquels, enfin épuisés sans avoir réussi à marquer d'avantage net, les deux hommes décidèrent de s'y tenir et de devenir amis ; de ce jour, Bagua Zhang et Xing I furent enseignés en complémentarité, chacun des experts enseignant à ses élèves la technique de l'autre. Cette interpénétration des deux techniques est encore vraie aujourd'hui et l'on met souvent sur le compte de l'une ce qui, en réalité, est une caractéristique de base de l'autre.

Le Xing Yi se trouve être un art qui, par son dosage de spiritualité et de volonté d'efficacité réelle au combat, approche de très près le stade du parfait. Il faut regretter que ce qui en reste se dilue de plus en plus rapidement de nos jours, au contact d'une pléiade de styles de Kung-Fu qui ne doivent qu'à une surenchère publicitaire d'être sortis de l'ombre de la médiocrité.


Les styles les plus connus

Le Xing Yi Quan littéralement la "boxe de la forme et de la volonté " ou "boxe de la forme et de l'esprit. "
il s'agit du courant inspiré par le taoïsme et la théorie des 5 éléments. On considère que c'est Li Luo Neng qui lui a donné sa dimension d'art martial interne.

Le XinYi Liu He Quan ( prononcé "ssin i lio rhe tchuen" ) littéralement la « boxe du cœur et de l'intention des six harmonies» issu du courant de la communauté musulmane, les hui dans le Henan.

 


Lu song gao

 

Courant du Xing Yi Quan, des cinq éléments, du Hebei

Caractéristiques techniques du Xing yi quan

Comme tous les arts anciens, le XingYi existe dans divers styles, mais tous montrent des aspects et des points communs forts. En pratique, le XingYi se caractérise par un combat linéaire, un déplacement suivant un ligne qui relie l'associé au centre de l'adversaire, avec un mouvement fort vers l'avant actionné par la force interne.

Le Xingyi se pratique comme la plupart des styles internes par la répétition des formes afin de cultiver la force fondamentale et la coordination. Cette force et cette coordination fondamentale sont totalement identiques à d'autres styles interne: pleine connexion avec la terre, capacité à puiser la force du sol jusqu'à la partie supérieure du corps et les bras. Le caractère distinctif du Xingyi se situe dans la manière par laquelle ces coordinations sont formées et utilisées.

Spécificité du style Xing yi quan

L'étudiant de Xingyi commence par cinq mouvements fondamentaux appelés :
Wuxing (" cinq formes "), ou Wuquan (" cinq poings "). Ces mouvements sont baptisés du nom des cinq éléments de l'alchimie des Taoistes. Ils sont :

"Piquan" poing en métal " ou " poing se dédoublant"
"Bengquan" poing en bois " ou " écrasement du poing"
"Hengquan" poing de la terre " ou " poing de croisement"
"Paoqua" poing du feu " ou " poing de canon"
"Zuanquan" poing de l'eau " ou " poing de forage"

 

Chaque poing est un mouvement de plein-corps qui exprime la force, l'ouverture, et se ferme puissamment dans une voie particulière. Par exemple, Piquan exprime l'augmentation verticale puis on baisse le mouvement, alors que Hengquan exprime un mouvement rapide en diagonal. Dans aucun cas, ces " poings " sont seulement un mouvement de la main ; tous les mouvements comportent une ouverture et une fermeture de tout le corps.

La théorie du Xing yi quan se fonde fortement sur certains principes qui sont tenus pour régir les cinq éléments (métal, bois, terre, feu, et eau). 
Ainsi chaque poing est dit : pour " détruire, " " surmonter, " ou " retenir " .
" Le métal surmonte le bois ; le bois surmonte la terre ; la terre surmonte l'eau ; l'eau surmonte le feu ; et le feu surmonte le métal.
Réciproquement, chaque poing " favorise, " " produit, " ou " provoque " les autres, signifiant qu'il y a une réponse appropriée à un mouvement prochain qui provient de chaque poing. Le métal produit l'eau; l'eau produit le bois; le bois produit le feu; le feu produit la terre; et la terre produit le métal.

Les étudiants de Xingyi commencent en pratiquant à plusieurs reprises les cinq poings et la position de base et en arrière-pesée de Santi pour développer la puissance et la coordination. Pendant qu'ils avancent ils apprennent à incorporer les cinq poings dans un positionnement qui exerce leur capacité de se déplacer naturellement d'un poing au prochain. certains apprennent la forme des douze animaux (dans quelques styles il y en a seulement dix), qui combinent cinq poings et les élaborent dans divers voie. Ils apprennent également par la suite les applications avec un partenaire dans lesquels deux pratiquants ajustent les mouvements fondamentaux par leur application de l'un contre l'autre.


Caractéristiques du combat en Xing yi quan

On dit que le XingYi dans l'action ressemble à l'impact d'un rayon de lumière. Il voyage rapidement suivant une ligne droite au centre de l'adversaire, mais il se tord et se pêche de manière imprévisible sur le chemin. Il y a peu de raffinement dans les mouvements défensifs ; le praticien se concentre, à la place, sur développement de la puissance interne et son maintien fondamental dans une structure dynamique qui va pouvoir protéger son corps dans les mouvements pour alors attaquer le centre de son adversaire avec toute la force puisée dans la terre. Ainsi il y a une énonciation célèbre attribuée aux pratiquant du Xingyi: " l'adversaire peut me frapper de nombreuses fois ; Je veux seulement le frapper une fois. "

 

 

Courant du Xinyii Liuhe Quan, des 12 animaux du Henan

Spécificité du style Xin yi liu he quan

Les dix ou douze animaux du courant musulman généralement associés à la pratique en matière de Xinyi sont dragon, tigre, singe, cheval, serpent, coq, hirondelle, faucon, crocodile, autruche, aigle, ours.

Le XinYi liuhe quan fait partie des meilleurs styles traditionnels du Wushu chinois. Ji Longfeng, un officier militaire de haut rang, qui vécut il y a environ trois cents ans à la fin de la dynastie des Ming, créa ce style particulier. Il accorda la violence prépondérante des animaux lors d'affrontements avec le livre classique de boxe chinoise de Wumuwang (Yue Fei). Il y incorpora des techniques martiales externes et enfin utilisa pour régir le principe interne de son art la théorie des cinq éléments (lesquels se détruisent et se créent mutuellement). Il a ainsi élaboré des exercices répétitifs, et finalement créa son propre style. Ensuite Ma Xueli hérita du XinYi liuhe quan, ainsi la branche du Henan (Henan pai) émergea. A la même époque naquit la branche du Shanxi appelée Zhongnan pai avec pour figure emblématique Dai Longbang. Ma Xueli maîtrisa le XinYi liuhe quan et ainsi le transmis dans l'ethnie Hui de Luoyang pendant une longue période. Restant de ce fait dans un cercle fermé pendant très longtemps et demeura donc méconnu. Ce style connut cependant un grand essor après que Ma Xueli l'a transmis à Zhang Zhicheng de Nanyang.
Le XinYi liuhe quan est aussi appelé le XinYi liuhe quan sacré (Shengxing XinYi liuhe quan) à cause de son lien avec l'ethnie Hui d'obédience mulsumane. Ici sacré signifie sage au sens religieux du terme. La pensée contrôle les mouvements du corps, et les mouvements du corps contrôlent la pensée. Plus simplement, on nomme généralement ce style XinYi quan. Il était aussi désigné par le nom XinYi chui (combinaison du corps et de son utilisation) car durant la pratique, les mouvements d'ouverture sont lisibles, puissants et frappés lourdement de toute la surface plantaire (Quanjiao), comme les manuels d'arts martiaux le disent : « marteler (Chui) comme un coup de tonnerre ou comme une tempête ». Basé sur une pratique douloureuse durant une longue période, ce style crée ainsi une certaine agilité dans les attaques pénétrantes et aussi une puissance phénoménale avec un corps dur comme le fer. Les caractéristiques essentielles sont vitesse et sauvagerie, atrocité et rapidité, mouvements simples et esprit pratique. Il est ardu de vraiment maîtriser ce style et une fois qu'on maîtrise toutes les subtilités (secrets) de celui-ci, on devient extrêmement puissant.
Le XinYi liuhe quan de Luoyang utilise les formes animales du Dragon, du Tigre, de l'Aigle, du Busard, de l'Hirondelle, du Singe, du Cheval, du Serpent, du Chat et du Coq comme techniques principales. En acquérant l'esprit (la signification) et la spécificité technique de chaque espèce, on peut finalement créer n'importe quels mouvements simples, et séries concises dans ce genre de Gongfu. Ce style particulier est composé de trois parties. La première nommée Dingshen gong est principalement dirigée sur le travail de la dureté. La deuxième appelée Xuanmiao gong autrement dit « le travail mystérieux » est axée sur le travail de la souplesse. Et finalement la troisième partie consiste en un certain nombre de Gongfa (techniques de travail) visant à augmenter, à améliorer certaines capacités au travers des exercices respiratoires et d'exercices sur les organes internes (Neigong). Tout cela constitue un style complet couplant dureté et souplesse. Pendant la pratique le corps doit répondre aux exigences suivantes :

 

I/ Les six formules (Liushi)

1. Les jambes du coq (Jitui)
2. Le corps du dragon (Longshen)
3. Les épaules de l'ours (Xiongbang)
4. Le tigre embrassant la tête (Hubatou)
5. Saisir comme l'aigle (Yingzhuo)
6. Le cri du tonnerre (Leisheng)


II/ Les six coordinations (Liuhe)

 

Les trois coordinations internes (Neisan he)

1/ Coordination du coeur et de la pensée
2/ Coordination de la pensée et du Qi
3/ Coordination du Qi et de la puissance

 

Les trois coordinations externes (Waisan he)

1/ Coordination des mains et des pieds
2/ Coordination des coudes et des genoux
3/ Coordination des épaules et des hanches



Pendant la pratique, c'est l'union (l'harmonisation) des six coordinations (internes et externes) qui permet de créer l'énergie (Jing). Les techniques doivent être exécutées en respectant strictement ce que les livres disent : « la main qui se dresse ne doit pas dépasser le niveau des sourcils, le pied qui se dresse (qui se lève) ne doit pas dépasser le niveau du genou, contracter le corps et ensuite se dresser (se lever), étant dressé, il faut ensuite s'effondrer, tomber ». La réception est comme une plante vivante, enracinée comme le mont Tai. Compression et extension, mobilité et immobilité sont acquises que si les mouvements de mains et de pieds sont exécutés avec la combinaison de l'esprit (Shen) et de la forme (Xing), et finalement lorsque la pensée dirige le Qi et lorsque le Qi fait sortir la puissance.

 

Le Programme au Wuguan

 

1) Henan Xinyi Liu He Quan

Boxe du coeur et de l'intention des 6 harmonies

A) Shi DaXing (10 grands animaux)

1) Dragon
2) Tigre
3) Coq
4) Cheval
5) Singe
6) Hirondelle
7) Faucon
8) Serpent
9) Ours
10) Aigle

B) Taolu (les formes)

Qi Shi Quan
Si Ba Chul
Shao Lin Xin Yi Ba....

 

2) Hebei Xingyi Quan
Boxe de la forme et de l'intention

A) Wu Xing Quan (boxe des cinq éléments)

1: Piquan
2: Bengquan
3: Zuanquan
4: Paoquan
5: Hengquan

B) Shi Er Xing (12 animaux)

1) Dragon,
2) Tigre
3) Coq
4) Cheval1
5) Singe,
6) Hirondelle
7) Faucon,
8) Serpent
9) Ours
10) Aigle,
11) Tai Xing
12) Crocodile

C) Taolus
Lian Huan Quan
Ba Shi Quan
Za Shi Chui....

D) Armes :
Bâton, Sabre, Lance, Épée


 

Rédigé par Alexis

Publié dans #Les styles

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Hamid 16/02/2013 08:59


Merci  http://hamid160.skyrock.com/

JBG 05/02/2010 16:56


Très bon article vraiment très détaillé.  Merci pour ces infos!


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