Institut des Arts Martiaux chinois (IAMC) Paris 12

Publié le 5 Mai 2013

haohenglu


Historique

Fondée en 2008 par Guillaume Nottin, et réunissant à l’origine une poignée d’élèves passionnés par ce style de Kung fu traditionnel, l’IAMC est la première association française de Tanglang (boxe de la mante religieuse) spécifiquement dédiée au style “Tai ji Mei hua”.

En Europe, le représentant officiel de ce style est Maître Mario Mandra, héritier de la quatrième génération de ce style qui lui a été transmis par le vénéré maître Sun Bao’en, de la ville de Qingdao (Tsing-tao) en Chine. L’IAMC est placée sous l’égide de l’Associazione Tang Lang Italia, ATI, principale association de Maître Mandra, basée à Milan et ayant essaimé dans différentes villes italienne.

Guillaume Nottin, élève de Maître Mandra, a lui même pratiqué pendant près de quinze ans en Europe et en Chine et enseigné dans plusieurs associations parisiennes.

Il est aussi praticien en Médecine Traditionnelle Chinoise, diplômé de l’Université de Nanjing (Chine), en Acupuncture et Tui Na (massage traditionnel chinois).


Pratiques

Wushu
Chaque cours commence naturellement par un échauffement - en accordant une place importante aux étirements tant que les températures sont assez clémentes pour le faire.

Et, toujours si la température l’autorise, nous consacrons les dernières minutes du cours à des assouplissements ou à des exercices de Qi Gong - une gymnastique chinoise centrée sur la respiration et le travail en profondeur des muscles.

Le reste du temps est consacré à un travail structuré autour de trois axes complémentaires mais plus ou moins mis en avant selon les cours.

a) Les éléments de base du style

Ces mouvements incluent : des séries de différents coups de pied (fouetté, poussant, etc.), des séries de différents blocages (sur coup de poing ou sur coup de pied).

Parallèlement à ces mouvements doivent être travaillées les huit positions de base du combat (posture du cavalier (Ma bu), posture dite de l’arc et de la flèche (gung bu), position du “pas vide” etc.). Ces positions doivent être travaillées de façon dynamique - en les enchaînant - et de façon statique.

b) Les formes, ou Tao et la méthode de combat

Le Tao est au kung fu ce que le kata est au karaté : un enchaînement codifié de mouvements martiaux, ayant pour objet de décliner à différentes situations martiales les grands principes de la méthode de combat étudiée.

Ces formes, qui sont dans notre style particulièrement élaborées, doivent non seulement être mémorisées, mais plus encore être comprises. L’accent est donc autant mis sur la correction du mouvement que sur son efficacité martiale. Une attention particulière est donc accordée à l‘application concrète de ces formes.

A noter qu’à partir d’un certain niveau de pratique, il existe des taos avec maniement d’armes - bâton, sabre, épée…

Outre le tao, notre style, comme beaucoup de styles de Kung fu, a développé ces “mini-tao” que sont les tan-tui : de rapides enchaînements de combat, qui là encore possèdent tous une ou plusieurs applications martiales. Ces tan-tui sont au nombre de 12, et font l’objet d’un apprentissage progressif.

Enfin, les grands principes de notre style ont été codifiés en “douze formes flexibles” et en “huit formes rigides” ainsi qu’en 12 mouvements clefs (”les 12 verbales”) qui doivent être étudiés au fil du temps. Quatre formes de combat codifié, et différents enchaînements relevant de la self-défense et destinés à développer les réflexes du pratiquant, viennent compléter les principaux éléments du style.

c) La philosophie et la physiologie du style

Comme son nom l’indique, le Tai ji Meihua repose explicitement sur le principe de l’alternance et de l’interpénétration du yin et du yang. Dès le niveau des débutants, cela impose d’envisager dans toute sa complexité le placement du centre de gravité, l’enracinement des pieds, les mouvements du bassin, ainsi, par exemple, que le relâchement des hanches et des épaules.

Au fur et à mesure de la progression du pratiquant, la “circulation de l’énergie” - la gestion des forces et de la respiration se perfectionne.

Vous l’avez compris, le Tai ji Mei Hua Tang Lang Chuan n’est en rien un “sport de combat”. “Art martial” au sens plein, il invite à une démarche personnelle de perfectionnement et, au minimum, de compréhension du corps. Il s’agit d’une science complexe qui ne s’acquiert qu’avec plusieurs années de pratique.

Il n’y a qu’une seule voie, comme a coutume de le répéter Maître Mandra : humilité, courage et patience.

En d’autres termes : si vous souhaitez seulement apprendre rapidement à vous battre, sans doute serez vous déçu : d’autres disciplines qui, bien sûr, ont leur noblesse et leur intérêt, devraient mieux vous convenir. Toutefois, nous ne saurions trop conseiller ce fameux “essai” qui n’engage à rien.


Taichi
L’école la plus connue en occident est l’école Yang (du nom de son créateur : il n’y a pas de lien avec le yin-yang que nous venons d’évoquer) et, ne serait-ce que pour cette raison, c’est celle que nous étudions en priorité à l’IAMC.

Toutefois, notre style de référence en wu shu – le tai ji meihua tang lang (les mots ont un sens !) présentant une étroite parenté avec l’école Chen, plusieurs ouvertures sont faites sur cette école au fil des cours, en mettant principalement l’accent sur des techniques martiales de bases (par exemple, le détournement de la force, certaines méthodes de luxation (ou chin na) ou, pour un niveau avancé, les fajing qu’il serait un peu long de définir ici).

Dans un cas comme dans l’autre, nous mettons d’abord et avant tout l’accent sur l’idée de « méthode pratique ». Qu’il s’agisse du tai ji Yang, du tai ji Chen, ou du tai ji meihua, nous nous efforçons de garder en vue l’optique martiale des techniques étudiées – étant entendu que « martial » ne veut, en l’occurrence surtout, pas dire « brutal ».

Si certaines écoles font le choix de privilégier les « formes » - enchaînements codifiés de mouvements pratiqués dans le vide, comme « la forme des 24 » ou la « forme des 48 » - nous nous en différencions en mettant également l’accent sur la signification martiale de ces mouvements : leur(s) application(s).




- Hao Heng Lu, qui fit évoluer le Tang Lang pour inventer le Taiji Meihua

- Hao Bin

- Sun Bao’en

- Mario mandra (4ème génération)



Cours

L'institut propose des cours de Wushu & Taichi
Pour chaque discipline, un cours d’essai est gratuit. Pour y assister, merci de nous contacter par téléphone ou par email. Les cours ne sont pas assurés pendant les vacances scolaires. Les cours durent une heure trente, à l’exception du cours du jeudi soir (une heure).

Cours en salle le lundi: salle de sport Bercy 10 place Léonard Bernstein 75012 (entrée de la salle à gauche de la passerelle qui traverse la Seine vers la Bibliothèque François Mitterand (BNF). Si vous ne connaissez pas le quartier, pour vous orienter en venant du métro, vous pouvez suivre les flèches figurant sur ce document). Métro Bercy, ligne 6 - ligne 14. Bus : 24, 64. Parking Bercy, 77 Rue Bercy

Cours en salle le mardi et le jeudi: gymnase Michel Le Comte 14 r Michel Le Comte 75003 Métro : Rambuteau (ligne 11), Arts-et-Métiers (ligne 9) Bus : 47, 75, 38, 29 Parking : Parking de l’Horloge, entrée par la rue du Renard.

Sur les pelouses de Bercy le mercredi: Paris 12e, au niveau de la cinémathèque, côté Seine : Métro Bercy, ligne 6 - ligne 14. Bus : 24, 64. Parking Bercy, 77 Rue Bercy


Contact

Téléphone: 09.52.45.91.68 ou 06.52.08.33.48

Adresse Postale: IAMC 10 rue saint Gilles-Appt 11 301-75003 Paris 

 

Rédigé par Alexis

Publié dans #Les écoles

Commenter cet article