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KUNG-FU, sous cette appellation courante, désigne tous les Arts martiaux traditionnels ou modernes venant  de Chine.

Gi-gong martial: bras d'acier, une des 36 techniques traditionnelles chinoises.

 

1-Arts martianx traditionnels en Chine. 

L'école de Kung-fu la plus ancienne et la plus réputée de Chine est le Monastère de Shaolin situé dans la province de Honan au Nord de la Chine.

C'est un très ancien monastère bouddhiste en Chine avec des moines qui sont différents des  moines du Tibet, ou du Viêtnam

D'après la légende, un moine indien, 3è fils d'un roi, approchant de la soixantaine, Bodhidharma, 28è patriarche dans la hiérarchie bouddhiste, animé par un lien karmique avec la Chine, se rendit au monastère de Shao-lin au 5è siècle pour transmettre le bouddhisme Chan ainsi qu'une pratique martiale aux moines de ce monastère afin de fortifier leurs corps pour rester en bonne santé et de les rendre capables de protéger la comunauté religieuse et l'édifice du Monastère.

Selon certains spécialistes, son bouddhisme Chan n'avait pas laissé de trace sur le bouddhisme chinois. En revanche, selon Maître Tran-kinh, l'enseignement martial  de Bodhidharma constituait peut-être un apport  de techniques nouvelles aux pratiques martiales existant déjà au Monastère de Shao-lin (Monastère de la Petite-forêt), comme dans d'autres monastères bouddhistes et taoïstes en Chine qui disposaient même plusieurs types d'armes longues pour dissuader le brigandage fréquent à l'époque. 

Force est de constater que  Bodhidharma avait ainsi créé, après sa diparition, un bouddhisme original, pacifiste mais capable de violence pour maîtriser physiquement la violence, sans l'intention de tuer.

Il y avait en Chine "Sept grandes branches d'Arts martiaux, y compris celle de  Shaolin, et une multitude  de petits styles  (comme le wing-tsun....) recensés par les  envahisseurs Mandchous venant du Nord-Est de la Chine en 1644 et qui avaient  mis fin à la Dynastie des Ming. Contrairement à ce qui était raconté, les  Mandchous n'avaient pas franchi la Grande Muraille pour cet exploit militaire, étant donné  qu'il n'y avait pas de Muraille entre la Chine impériale et la Mandchourie qui faisait partie intégrante de "l'Empire du Milieu".

Plusieurs branches et écoles d'arts martiaux  chinois comme Bei-mei  étaient ainsi complètement balayées de la carte, avec la disparition des familles de grands maîtres, au cours  de plus de 2 siècles  d'occupation des Mandchous, et d' intrusions étrangères armées , mais les arts martiaux de Shao-lin, malgré des circonstances tragiques de la Chine, ont survécu pendant des siècles à l'intérieur comme à l'extérieur du pays. Selon l'explication de Maître Tran-kinh, les grands maîtres avaient disparu sans pouvoir transmettre leurs connaissances ancestrales, alors que la religion bouddhiste avec son identité et sa philosophie restait dans le coeur et la mémoire du peuple. C'est la force invisible et invincible de Shao-lin.

L'ardeur des moines à l'entrainement de leurs techniques Shaolin. Image-archive de l'Ecole du Tigre volant  de Maître Tran-kinh

Ce n'est qu'à partir de l'an 2000, que le Monastère de Shaolin a  retrouvé  son identité et son apogée, attirant au cours de la dernière décennie des millions de visiteurs chinois et étrangers chaque année.

De nombreuses écoles en Chine pratiquent le Shaolin, comme à Shanghai avec Si-mei-Ling, championne du Concours National de Style Shaolin sous le régime de Mao-tsé-Toung. Si-mei-Ling est un des membres de la Famille Wu, Taichi style Wu à Shanghai. Maître Tran-kinh connaissait bien son Ecole qui est venue 2 fois à Paris-Bercy. 

A l'intérieur du Monastère de Shaolin, ce ne sont pas des vrais moines, mais des "guerriers" vêtus d'habits de moines qui sortaient même de Chine faire le tour des grandes villes en Europe pour montrer la renaissance de leurs arts renouvelés et perfectionnés. Pour  le public occidental amateur de spectacles de sports de combat,  les  techniques d'autres arts de combat importés jusque là en Occident: casser des briques, des bâtons, des planches, des blocs de glaces ...., accompagnés de galipettes artistiques souvent sans queue ni tête  pour frimer sur scènes organisées,  n'ont rien de comparables avec les nouveautés et les prouesses de ces jeunes moines qui ne sont pas des moines comme les autres moines bouddhistes dans le monde.

L'originalité des moines de Shao-lin au cours de ces tournées à l'étranger est de ne pas  frimer en spectacle avec des techniques  naïvement truquées pour tuer un adversaire, que l'on voit depuis plusieurs années dans les "Nuits des Arts martiaux" à Paris-Bercy.

Image-archive de l'Ecole du Tigre volant/" Moine Shaolin volant sur les lances". Une tentative défiant la loi de la pesanteur?

Shao-lin est devenu désormais un haut lieu de pratique d'arts martiaux colorés de religion. C'est la tradition Shaolin.  C'est le Shaolin restauré, modernisé où les moines partagent leur temps entre les prières, la méditation , la philosophie, le qi-gong et les pratiques intensives des arts martiaux.

Affirmer que les arts martiaux chinois viennent de l'Inde, pays voisin au Sud-ouest de la Chine, c'est un jugement hâtif, étant donné que le Shao-lin ancien n'était simplement qu'une des Sept grandes branches de wu-shu répertoriées  en Chine et que ce Shao-lin avait changé et avait accompli au cours des siècles suivants un "grand bond en avant" comme dans d'autres domaines dans le cadre de la construction d'une Chine nouvelle. 

 

2- Arts martiaux traditionnels à Paris: Ecole du Tigre volant: www.taichi-qigong-kungfu-style-tran-kinh.com

Sur ses  sites internet, Maître Tran-kinh avait lancé depuis des décennies  des messages sur les pages d' Accueil:"pratiquer avec persévérence, devenir meilleur, un combat sans fin" ou  "relié à l'univers, immortel comme l'univers, un peuple fort, une nation forte" sur la page Accueil du site: www.federation-taichi-kungfu.com.  Ce sont des buts suprêmes de la pratique des arts martiaux, qu' il préconise depuis plus d'un demi-siècle dans un lieu de culte qu'il avait choisi en 1960: American church in Paris où il donne encore en 2012 des cours d'arts martiaux traditionnels de Chine. Mais il est un peu déçu de voir à cet endroit des pratiques martiales agressives, criant, hurlant dont le but n'est ni la fraternité ni la détente, introduites récemment dans ce lieu de culte. 

En France,  beaucoup d'écoles d'arts martiaux chinois anciens prétendaient  que leur enseignement était issu du Monastère de Shaolin. Ce qui n'est pas toujours complètement vrai en techniques, mais dans beaucoup de cas, on retrouve la bonne mentalité, le style et la tradition martiale de Shaolin comme celle de Maître Tchong-Té à Paris, pas loin de 60 ans en 1960 qui, en plus, maîtrisait à merveille le bâton à 3 branches qui n'est pas une spécialité de Shaolin. 

Maître Tchong-Té: attaque volante armée, cheveux flottant en l'air, la Rage du Tigre, c'est sa spécialité très appréciée dans ses démontrations à Londres dans les années 1970.      

Un autre grand maître, Vu Ngoc Vinh de la Fédération de Vo-Viêtnam était un ami de longue date de Maître Tran-kinh. Il donnait des cours pendant plusieurs décennies à Neuilly, Puteau, Suresnes-92 et Paris 13è . Il avait une mine de connaissances, même en arts martiaux mandchous. Une de ses techniques spéciales: des roulades légères avec sa paire de sabres  courtes, comme une boule d'acier poursuivant l'adversaire pour faucher ses jambes.  

En arts martiaux traditionnels, chaque grand maître avait au moins une ou deux spécialités inégalées et inégalables comme VINH de la Fédération de Vo-Viêt-Nam, Tchong-Té un Maître solitaire, DAO de la Fédération de Viêt-Vo-Dao.       

C'était le respect des traditions, l'esprit des arts martiaux, et la non-violence  qui faisaient honneur aux fédérations d'arts martiaux traditionnels de Vo Viêt-nam, et de Viêt-Vo-Dao en France dans les années 1980.  Avec un groupe de 7 grands maîtres, les plus connus comme DAO et XUAN-TONG, la Fédération de Viêt-Vo-Dao a connu en peu de temps un développement spectaculaire avec des "exercices qualifiés de crans" : il s'agissait par exemple d'une attaque volante avec les 2 jambes en mouvement de ciseau pour coincer et retourner  le cou de l'adversaire. Cette technique n'existe ni au Japon ni en Chine. Elle était exécutée en démonstration publique à Paris par DAO, un jeune maître venant du Viêtnam en 1975 !

Les grands succès de la Fédération de Viêt-Vo-Dao étaient une menace de déclin pour d'autres sports de combat reconnus par l'Etat. Ce qui avait conduit par la suite cette Fédération, accusée publiquement de pure invention, à cesser ses activités. C'est une grande perte  mais pas pour les  concurrents bien installés et protégés par les textes régissant les activités physiques et sportives.

La disparition de ces 2 grandes fédérations avec des grands maîtres asiatiques imprégnés de culture traditionnelle sino-viêtnamienne avait facilité par la suite le développement en France de petits styles modernes, de tout bord, sans queue ni tête  au cours de la dernière décennie.

Maître Tran-kinh, professeur d'arts martiaux depuis 1960 connaît le Shaolin, mais il n'est pas un disciple bouddhiste de Shao-lin, ni un ami de la Fédération de Viêt-Vo-Dao. Expert-géophysique, docteur de Spécialité sur la Chine, il termine ce texte sur les Arts martiaux traditionnels avec trois remarques suivantes :

-ce qui l'intéresse dans le Shao-lin  et le Viêt-Vo-Dao,  c'est la non-violence mais capable de violence pour maîtriser la violence, la culture, la philosophie, la morale, le respect des traditions ancestrales porteuses de valeurs, et l'esprit des arts martiaux qui ont disparu au cours du temps dans beaucoup d'écoles en Occident. Il  résulte de cette situation la profilération des pseudo-arts martiaux  dégénérés en sports de violence qui ont progressivement terni l'image du Noble Art et créé ainsi un climat d'insécurité en milieu urbain de forte densité. 

-ce qui l'a beaucoup ému, c'est l'histoire d'un long exil  sans retour de  Bodhidharma, 28è patriarche en Inde, devenu  le 1er patriarche bouddhiste   en Chine pour achever sa mission de sauver une partie de l'humanité noyée dans "l'océan de souffrance", et cela jusqu'à la fin de sa vie. 

-ce qui le fascine c'est la légende selon laquelle,  âgé de plus de 60 ans, Bodhidharma avait traversé la Chine du Sud au Nord à pied, solitaire sur un long périple de plusieurs années. Pour se diriger vers le Nord, il devait franchir un grand fleuve de la Chine, le Yangtsé, "flottant sur l'eau bleue du fleuve, debout sur une branche de bambou, belle allure dans son habit de moine bouddhiste, regards lointains, visage serein", comme le montre le document ci-après de Maître Tran-kinh pour exprimer son hommage à Bodhidharma, créateur à son insu d'une autre façade du Bouddhisme traditionnel. 

Métaphysique ou réalité? Selon Maître Tran-kinh, c'est plutôt de la métaphysique et il ne faudrait pas se contenter de ne pas écarter la thèse d'un pouvoir surnaturel défiant la loi de la pesanteur.          

 

Article tiré du Blog: http://www.taichi-qigong-kungfu-style-tran-kinh.com


 


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Maître Wong Tun Kuen
Originaire de Shangaï, installé en France depuis 1975, Maître Wong Tun Ken, expert dans de nombreux styles chinois, tant externes qu’internes, nous éclaire sur quelques aspects fondamentaux de cet art souvent méconnu qu’est le Ba gua zhang, autrement appelé boxe des huit trigrammes.

Le Ba gua Zhang (main des huit trigrammes) ou Ba gua quan (poing des huit trigrammes) est une boxe caractéristique de styles internes (Nei-ja). C’est entre le XIIIe et le XIXe siècle qu’apparaît cette pratique. Exercice de santé pour le corps et l’esprit et redoutable art martial, le Ba gua zhang doit beaucoup à Don Hai-Chuan 1797- 1882 (de son vrai nom Dong Ming-Kui) qui fut, semble-t-il, le premier à codifier la façon de marcher en cercle ainsi que l’utilisation de la paume. Selon les filiations, le Ba gua zhang s’est enrichi d’une grande variété de techniques, les élèves de Don Hai-Chuan étant bien souvent des experts dans d’autres styles. Malgré ces différents apports et plusieurs générations de pratiquants, le déplacement circulaire demeure une caractéristique fondamentale de cette pratique.

Maître Wong, on dit souvent que « sans la marche, le Ba gua zhang n’existe pas ». Que représente ce cercle autour duquel les pratiquants tournent inlassablement ?

WTK - La marche en cercle est une pratique spécifique du Ba gua zhang qui n’existe pas dans les autres arts internes comme le Xing-y-quan ou le Tai chi chuan. Dans tous les styles internes, on recherche le relâchement du corps notamment au travers de postures statiques. Dans le Ba gua zhang, on cherche à obtenir ce relâchement dans le mouvement, ce qui rend la pratique plus vivante. Par ailleurs, cette façon de marcher en cercle permet d’introduire la vrille et la spirale.

Marcher le long d’un cercle n’est pas un exercice simple. Comment apprend-on à marcher ?

WTK - La façon de marcher dans le cercle n’a strictement rien à voir avec la façon de marcher dans la vie. Il faut en effet trouver la bonne posture, se relâcher de façon adéquate et trouver des liaisons afin d’obtenir l’unité du corps. C’est un travail de concentration et d’écoute où l’on vérifie chaque point.

L’axe vertical est le premier point dont il faut tenir compte dans la marche. On cherche à relier le haut et le bas tandis que se réduisent les courbures de la colonne vertébrale (lordose et cyphose). C’est l’intention qui étire le rachis vers le haut mais il n’y a pas de geste, les muscles ne sont pas impliqués. Le corps est alors comme suspendu par le sommet de la tête. Cette façon de pratiquer la verticalité est excellente pour la santé ; elle permet de soulager les douleurs de la taille et du dos. Une autre difficulté et non des moindres consiste à unir les jambes au tronc pour former l’unité du corps ce qui permet de s’enraciner. Il en est de même pour les bras les coudes, les épaules, le dos qui doivent être parfaitement relâchés et ne doivent utiliser que la force nécessaire au maintien de la posture. Ainsi, lorsque le corps est parfaitement construit et relâché, la respiration se fait librement. Rappelez-vous que l’on cherche encore une fois à libérer le corps.

À propos de la position du bassin, on entend souvent parler de rétroversion, de quoi s’agit-il ?

WTK - Je pense qu’il y a là une confusion. En réalité, si vous parlez de rétroversion, vous pensez agir sur vos muscles pour placer le bassin dans la bonne position. C’est un malentendu ; il vous suffit de lâcher la taille pour que le bassin se mette de lui-même dans la bonne position. Si rétroversion il y a, ce n’est qu’un résultat de la décontraction. C’est pour cette raison qu’il est difficile d’apprendre au travers des livres ; il y a toujours un décalage avec la réalité.

Que pouvez-vous nous dire de la hauteur et des différents pas utilisés dans la marche en cercle ?

WTK - En ce qui concerne les jambes, la hauteur dépend du niveau du pratiquant. Les débutants doivent éviter les positions trop basses dans le travail de la marche en cercle, tant que leurs muscles ne sont pas formés. Dans la marche en cercle, il existe différents types de pas Marche de la cigogne « He Xiing Bu », Marche du coq « Ji Xing Bu », Marche dans la boue « Tang Ni Bu », chaque courant a une forme de prédilection.

Lorsque l’on tourne sur le cercle, quelle allure doit-on adopter ?

WTK - Le débutant commence par marcher à une vitesse normale, comme dans la vie de tous les jours pour s’habituer au cercle. Ensuite, la marche se fait plus lente afin qu’il puisse prendre conscience de chaque mouvement de son corps et corriger les points qui font défaut. C’est cette lenteur du déplacement qui permet l’écoute. Enfin, lorsque le corps est formé ou plus exactement rééduqué, on peu marcher de façon rapide tout en étant parfaitement relâché et en conservant la verticalité. C’est un travail long et difficile, c’est un travail interne.

Quel est le rapport entre la marche en cercle et le combat ?

WTK - En combat, on n’utilise pas la marche en cercle, ce n’est pas réaliste. On entend toutes sortes d’histoires à ce propos, cela fait partie d’un mythe largement entretenu par le cinéma. La marche en cercle permet seulement d’éduquer le corps, de pratiquer la vrille. Pensez à une serviette mouillée que l’on essore à la main ; c’est de cette façon que l’on parvient ensuite à sortir la force (Fa Jing). De plus, cette façon de pratique la vrille permet de développer différentes forces. On a bien sûr la force droite (Zong – vers l’avant ou l’arrière qui existe dans toutes les boxes) mais aussi la force latérale (Heng – à droite, à gauche ou en biais). Dans le Ba gua zhang, l’utilisation de ces forces est très subtile ; elles se combinent et sont très difficiles à repérer. De plus, la vrille et les forces qu’elle développe à partir de Zong et de Heng permet d’utiliser des angles d’attaque originaux.

Par ailleurs, lorsque l’adversaire porte une attaque, la vrille permet de changer la direction de son attaque pour le faire tomber dans le vide sans avoir à utiliser une grande force pour le contrer. Par exemple, si vous tentez de frapper une roue de bicycle qui tourne avec un bâton, vous remarquerez que ce dernier voit sa trajectoire aussitôt modifiée.

Il semblerait que la marche en cercle se pratique parfois sur des parpaings, à plat puis en travers. On voit aussi des pratiquants de Ba gua zhang évoluer autour d’une série de pieux plantés dans le sol. À quoi correspondent-elles ?

WTK - Marcher sur des parpaings à la fois de développer l’équilibre et muscler les jambes ; le pied ne repose pas en entier sur le parpaing, il faut donc travailler un certain temps avant d’être solide sur ses appuis.

Les pieux quant à eux permettent d’acquérir mobilité, vitesse et précision notamment pour développer ses capacités à affronter plusieurs adversaires. Qui plus est, on les utilise pour tester ses différentes frappes.


Wong tun Kuen enseigne principalement à Bagnolet, Maison du Taiji, 57 rue Jules Ferry
Métro: Porte de Montreuil ou Robespierre.
Horaires: Lundi de 20h30 à 22H00

Interview tiré du site www.zanshin.fr





 

 


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