Publié le 2 Mai 2013

Yi-jing



Yi Jing, le Livre des Changements
Traduction et commentaires par Cyrille Javary et Pierre Faure 
Editions Albin Michel, 1064 pages.
Prix de lancement : 26,90 euros.


Une nouvelle version commentée du Yi Jing, qui a demandé sept ans de travail. La traduction, sous la direction de Cyrille Javary, est reprise du Mot à mot publié en 1994 dans la revue Question de, avec de nombreuses améliorations ; les commentaires, sous la direction de Pierre Faure, sont le résultat d'un travail de recherche inédit et approfondi sur le texte des hexagrammes et la structure des figures.

Les deux auteurs présentent chacun dans une introduction les axes personnels de leur contribution. Un mode d'emploi permet de se familiariser aussi bien avec les techniques de tirage qu'avec les éléments de l'interprétation. Les 64 hexagrammes sont ensuite présentés un par un avec de nombreux commentaires : des généralités sur l'hexagramme, des explications sinologiques sur leur nom ainsi que sur les mots et expressions du texte, des propositions d'interprétation pour le Jugement et chacun des six traits de l'hexagramme, des pistes pour comprendre les dérivés, les opposés et les nucléaires.

Un glossaire termine cet ouvrage de 1064 pages, qui apporte un regard neuf et moderne sur le Yi Jing, à même d'en renouveler la pratique et la diffusion.

Article tiré du Blog http://yi-jing-dao.over-blog.com/
 


Pour en savoir plus:

Le Yi Jing (sinogrammes simpl./trad., pinyin yì jīng, Wade-Giles i4 ching1, également orthographié Yi King ou Yi-King), prononcé en français i ting (t comme dans le mot « tiens », ing comme dans le mot « parking »), est un manuel chinois dont le titre peut se traduire par « Classique des changements » ou « Traité canonique des mutations ». Il s'agit d'un système de signes binaires utilisé pour faire des divinations. Le Yi Jing s'appelle aussi Zhou Yi (易, pinyin : Zhōu Yì, Wade-Giles : Chou1 I4) c'est-à-dire « changements de Zhou » pour la raison suivante.

Son élaboration date du premier millénaire avant l'ère chrétienne, époque des Zhou (-1027,-256 av JC). Il occupe une place fondamentale dans l'histoire de la pensée chinoise et peut être considéré comme un traité unique en son genre dont la finalité est de décrire les états du monde et leurs évolutions. Il est le premier des cinq classiques et donc considéré comme le plus ancien texte chinois.

Le Yi Jing est le fruit d'une recherche spéculative et cosmogonique élaborée, dont les articulations ont informé durablement la pensée chinoise. Sa structure mathématique a impressionné Leibniz qui y aurait vu la première formulation de l'arithmétique binaire. De fait, partant d'une opposition/complémentarité entre les principes Yin et Yang (adret et ubac, soleil et lune, mâle et femelle, actif et passif, etc.) et subdivisant cette dualité de façon systématique, le Yi Jing arrive à la série des 64 figures qui peuvent interpréter toutes les transformations possibles.

« Le Yi-King ou Livre des transformations de l'archaïque magie chinoise apporte l'image la plus exemplaire de l'identité du Génésique et du Génétique. La boucle circulaire est un cercle cosmogonique symboliquement tourbillonnaire par le S intérieur qui à la fois sépare et unit le Yin et le Yang. La figure se forme non à partir du centre mais de la périphérie et naît de la rencontre de mouvements de directions opposés. Le Yin et le Yang sont intimement épousés l'un dans l'autre, mais distincts, ils sont à la fois complémentaires, concurrents, antagonistes. La figure primordiale du Yi-King est donc une figure d'ordre, d'harmonie, mais portant en elle l'idée tourbillonnaire et le principe d'antagonisme. C'est une figure de complexité. »

— Edgar MorinLa Méthode 1. La Nature de la Nature, p. 228, Seuil, Paris, 1977 

 

Origine selon la tradition

La tradition chinoise fait remonter le Livre des mutations à l’invention des trigrammes par Fuxi, considéré comme le saint dont parle une phrase du commentaire Shiyi (Zhouyi Xici ) : « Du Fleuve [jaune] est sortie une image et de la [rivière] Luo un livre, un saint les a imités. » (sinogrammes :   pīnyīn : héchūtú luòchūshū shèngrénzézhī)

Yu le Grand, fondateur de la dynastie Xia, est parfois aussi identifié au saint ; c’est à son époque que les 64 hexagrammes au grand complet sont rassemblés dans le Lian Shan () (succession de montagnes). Il s’agit du premier des trois livres des mutations mentionnés par le Zhouli (). Il commençait par l’hexagramme montagne (gèn), qui représenterait deux montagnes superposées, d’où son nom.

Fuxi et Yu sont censés avoir reçu leur inspiration d'hexagrammes dessinés sur une tortue ou un cheval (Fuxi, image du Fleuve jaune) et d’un livre porté par une tortue (Yu, livre de la Luo).

L’avènement de la dynastie Shang fut l’occasion d’une nouvelle lecture des hexagrammes concrétisée dans le deuxième livre des mutations, le Gui Cang  (retour et engrangement) débutant par l’hexagramme terre (kūn), que le nom du livre évoque.

Lors du règne du dernier des Shang, le roi Wen de Zhou tira les hexagrammes et aboutit à un classement qui mettait l'hexagramme ciel (qián) en tête : c’était l’annonce d’un changement dynastique. Il rédigea une explication pour chaque hexagramme, les guaci (). Zhou Gong, frère du roi Wu, acheva l’ouvrage en rédigeant les yaoci (), explications ligne par ligne des différents hexagrammes. Le Yi Jing est le troisième et le seul restant des livres des mutations cités par le Zhouli, les deux premiers avaient déjà disparu sous les Han.

On attribue à Confucius de la période des Printemps et des Automnes le commentaire Shiyi () (dix ailes), aussi appelé Yizhuan () (« commentaire du Yi Jing ») à partir de Han Wudi. Le Yi Jing et le Shiyi, inséparables en Chine, forment le Zhou Yi () . Il a fait l’objet de nombreux commentaires secondaires, que l’on peut ranger en deux grandes catégories : philosophiques (ex: Wang Bi, Cheng Yi (1033-1107) et pratiques (ex : Jing Fang () des Han occidentaux, Shao Yong (1011-1077).

Le Zhou Yi aurait échappé à l’autodafé ordonné par Qin Shihuang grâce à Li Si qui l’aurait classé par ruse dans les livres de médecine et de divination. Cette explication, qui cherche à atténuer son aspect utilitaire, représente l’opinion des lettrés voulant avant tout y voir un ouvrage philosophique et confucéen. Le Yi Jing a d'ailleurs été inclus dans les cinq classiques constituant la base de l’éducation des lettrés.

Date & Auteurs

Aucune réponse définitive n’a encore été apportée à ces deux questions. Le Yi Jing proprement dit est écrit dans un langage elliptique truffé de caractères archaïques qui situe sa rédaction avant la deuxième moitié du viiie siècle av. J.‑C.. De l’aveu des Chinois contemporains, le sens en est devenu presque impénétrable, d’où la nécessité du commentaire, mais le style semble cohérent de bout en bout, suggérant un rédacteur ou au moins un point de vue unique. Le commentaire Shiyi, attribué à Confucius par le Shiji, est assez facile d’accès à un lecteur formé au chinois classique. Présentant une perspective générale plutôt morale et confucéenne, il offre néanmoins de nettes différences de style et de point de vue de passage à passage, et proviendrait donc de multiples auteurs. Les hypothèses concernant sa date de rédaction vont du début du viiie siècle av. J.‑C. au début de l’ère chrétienne.

Structure Mathématique

On consulte le Yi Jingà travers lestrigrammes et hexagrammesque l'on tire trait par trait.
Les hexagrammes sont des figures basées sur la combinaison de six traits dont chacun peut prendre l'une de ces deux formes : le trait plein (Yang) et le trait redoublé (Yin). Ces deux formes elles-mêmes se subdivisent en deux catégories : traitnaissantet traitmutant.
À chaque hexagramme a été ajouté ultérieurement un commentaire comportant des indications sur la qualité de l'état concerné.

Source: Wikipédia

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Alexis

Publié dans #Lecture